Armand Belvisi avait choisi son camp, celui de " l’honneur " : il raconte ici l’attentat du Pont-sur-Seine auquel il a participé et qui a failli coûter la vie au général de Gaulle, le 8 septembre 1961, ainsi que la préparation de l’attentat du Petit Clamart, le 22 août 1962.
Cet homme, ancien officier des FFL puis de l’armée de Giraud, né à Tunis en 1925, rencontre le colonel Bastien-Thiry en 1959 lors de son retour en métropole. Les deux hommes se lient d’amitié et sous ses ordres, il participe à l’attentat du Pont-sur-Seine puis à celui du Petit Clamart.
" Soudain, une gerbe de flammes a jailli, environnant le véhicule,
Les seules paroles du général ont été : Allez vite, plus vite "
Il vit ensuite dans la clandestinité la plus totale jusqu’au jour de son arrestation, le 30 mai 1962, par le commissaire Bouvier et ce, après plus de quatre heures de siège ! Arrestation relayée à grands renforts de commentaires dans la presse… Condamné à trois peines de prison, il est incarcéré à la Santé puis à Saint-Martin de Ré et libéré en 1968 après six ans de détention. 68 : Ironie de l’histoire ?
Aujourd’hui, Armand Belvisi nous écrit son parcours d’exception et ses désillusions : le pourquoi de son engagement dans ces actions violentes, sa vie de clandestin et d’homme traqué, le recours à la chirurgie esthétique pour déjouer les recherches des polices officielles et parallèles, le travail minutieux de préparation de l’attentat jusqu’au jour J, enfin et surtout son amour pour l’Algérie et son " idée de la France ".
Sur le plan historique, L’ATTENTAT lève le voile sur bien des points demeurés obscurs sur cette période de guerre et encore difficilement exhumée. Exceptionnel.